Comment je suis arrivée à la méditation

J’ai découvert la méditation à un moment où ma vie de l’époque s’est écroulée.

Je venais de réaliser que mes études ne me plaisaient pas et qu’il me restait plus d’un an et demi avant de les terminer. Ajouté à cela, j’ai appris que mes parents voulaient se séparer, quant à mon propre couple, il s’est effondré du jour au lendemain sans crier gare, après deux ans de relation douce et paisible.

Il faut savoir que je suis une personne qui somatise énormément.

Je cogite en permanence et sur tout. Mon mental se régale de questions les plus métaphysiques les unes que les autres. Mon corps me parle en permanence, et j’ai très souvent du mal à interpréter ce qu’il me souffle à l’oreille. Il faut dire que le corps n’est pas une machine très perfectionnée, en tout cas pas chez moi où il y a toujours un petit truc qui va de travers, comme un rouage mal huilé.

Du coup, il y a deux trois ans, j’ai développé une névralgie d’Arnold. Quésako? C’est le nerf grand occipital qui part de la base du cou pour aller jusque derrière l’oeil, et qui un jour, à cause d’un traumatisme physique ou du stress, se coince, tout simplement.

J’avais donc le cou bloqué, et des migraines affreuses.

C’est alors que sur mon chemin on m’a conseillé une sophrologue, Suzanne. Elle m’a appris la technique de relaxation en conscience.

Et je dois dire que ça à changé ma vie. J’ai commencé à véritablement écouter ce que tentait de me dire mon très cher véhicule terrestre.

Tous les jours, je prenais ce temps pour moi, pendant 30-45 minutes, à me détendre sur mon lit grâce à sa voix qui m’aidait à déplacer ma conscience dans chaque partie de mon corps. Je respirais un air nouveau, qui allait détendre chacun de mes muscles. J’imaginais que les crispations instinctives de ma nuque, de mon front, de mon dos … étaient dues à de petites fourmis qui me maintenaient captives sous des fils invisibles, comme un gros saucisson ficelé, rien que ça. Et quand ma conscience venait à leur encontre, elles posaient les armes, et leur laborieux travail de bourreau cessait.

Cela me relaxait tellement que j’en éprouvais des sensations physiques euphorisantes. Mes membres s’engourdissaient et une douce chaleur envahissait systématiquement le bout de mes doigts. Parfois, cette sensation de lâcher-prise m’effrayait, tant elle grandissait en moi. J’avais cette sensation éveillée de tomber dans le néant, que l’on a souvent lorsque l’on s’endort. D’ailleurs je dois avouer qu’il m’est arrivé plusieurs fois de m’endormir sans m’en rendre compte. La bouche ouverte pour ne rien gâcher. C’est pour vous dire l’efficacité de la méthode.

Puis avec la pratique, j’ai réussi à rester dans cet état de transe qu’offre finalement la méditation, cette sensation d’être là sans le penser. C’est comme ça que j’ai découvert la méditation.

En effet, petit à petit je n’ai plus eu besoin des enregistrements vocaux de ma sophrologue que je connaissais par coeur. Je réussissais à me mettre rapidement dans cet état d’apaisement intense. Les sensations exaltées de lâcher-prise se sont finalement estompées elles-aussi. Par la suite je m’amusais donc à renforcer cet état de transe en écoutant des méditations guidées, sur le nettoyage énergétique notamment.

Mais je m’en suis finalement lassée. Cela me prenait trop de temps, surtout en prenant en compte les quelques siestes irrésistibles qui suivaient. Aujourd’hui je pratique la méditation après ma séance de sport et quelques positions de yoga. Seules 10-15 minutes me suffisent pour me recentrer. Ma journée peut alors commencer sur un bon pied.

Charlène D.

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