comment je me suis mise à méditer

Comment je me suis mise à méditer…

Tout a commencé avec ma crise des 40 ans. Une crise bien comme il faut, bien carabinée, durant laquelle je suis tombée en dépression. J’ai touché le fond le jour où j’ai réalisé que certains hommes de ma vie étaient ce qu’on appelle des pervers narcissiques. Ce jour-là, j’ai compris que j’avais passé la première moitié de mon existence à me cacher, à fuir et surtout à me fuir. J’ai réalisé qu’en fait, je ne savais  pas vraiment qui j’étais. Ah ! Les pervers narcissiques ! Je pourrais vous en faire toute une tartine…(d’orange amère, vous aimez ça ?). Mais je m’égare. Là n’est pas la question.

Je cherchais des moyens de guérir, de panser mes blessures. Alors, je me suis mise en quête de solutions. Dans un premier temps, j’ai lu pas mal d’ouvrages consacrés aux personnalités toxiques. Quand j’ai eu fait le tour de la question, j’ai ressenti le besoin de me tourner vers autre chose. Là, j’ai découvert le monde fabuleux du développement personnel… qui nous promet monts et merveilles. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tout était désormais possible. Oui… sauf que moi, je stagnais tout en bas de la dite montagne… la tête dans les étoiles, les deux pieds dans la boue. En dépit de mes belles connaissances, je restais malgré moi prisonnière de mes automatismes, de ma faible estime de soi, de mes ruminations.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à méditer… tout d’abord grâce aux enseignements de ma prof de yoga. Puis, pour gagner en autonomie, j’ai pratiqué la méditation guidée… plus ou moins au hasard, sur une chaîne youtube. Je ne sais même plus comment j’ai atterri là. Je crois que c’est la voix qui m’a tout de suite séduite. Je n’ai pas réfléchi. Je me suis laissée porter. Et ça a tout changé. J’ai changé. Ma perception de la vie et du monde a changé. J’ai réalisé que chaque être sur terre est relié aux autres, que chaque forme de vie (qu’elle soit humaine, animale, minérale, végétale) porte en elle un fragment d’univers. Je ne juge (presque) plus personne. Qui suis-je pour cela ?

Aujourd’hui, peu à peu, je m’accorde le droit d’exister. Je cultive l’art jusqu’alors méconnu de devenir moi-même, de m’apprécier et d’exprimer ce que je suis. J’ai compris que je n’avais pas besoin d’être quelqu’un d’autre pour être digne, que j’étais aimée et en sécurité sur cette terre parce que j’en fait tout simplement partie. J’ai appris à lâcher ma colère. J’ai appris à sentir puis laisser s’évanouir ma tristesse. J’apprends à savourer la vie telle qu’elle est, avec ses moments forts et sa routine, avec ses hauts et puis ses bas. (Quoi qu’il en soit, fini l’orange amère, aujourd’hui : je mets du miel sur mes tartines !) Je me sens mieux. Je me sens bien.

Comme le dit Jon Kabat-Zinn : “partout où je vais, je suis”. Que j’aie le moral ou que je ne l’aie pas, désormais la méditation m’accompagne.

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