Méditation pleine conscience

La méditation et moi…

… une aventure qui s’est peu à peu insinuée en moi.

2000 je suis sur les bancs de la fac de nouveau pour préparer un D.U de TCC et je sors d’une rupture douloureuse. Une présentation d’une nouvelle génération de thérapie nous est annoncée : le mindfulness ! L’enseignant nous demande de nous centrer sur notre respiration… je ferme les yeux, affluent des images fortes et des émotions négatives… je rouvre les yeux pour les faire disparaître. Le cours est long… long… long…, la matinée en fait, se déroule, je m’extrais je fuis.

Mon diplôme en poche j’intègre l’Hôpital, où mes collègues “Tccistes” également me parlent méditation. En bonne contrôleuse que je suis je préfère la mini-relaxation ou la concentration mentale pour me ressourcer ou amener les patients à accepter puis calmer leurs émotions.

Quelques années plus tard, un de mes collègues m’invite à méditer face à la mer (cet élément me vivifie)… en effet je traverse une sale période mêlant harcèlement professionnel et difficultés personnelles… “accepte tes larmes, ta douleur, tes peurs, ce qui résonne en toi… laisse les aller en toi… si c’est bon pour moi ce sera bon pour toi”. Je tente maladroitement sans conviction.

Je change de poste, je quitte la région, le burn out me guette, même pas peur ! Et me voilà encore quelques années plus tard face à mes peurs qui m’envahissent, des troubles somatiques qui résonnent en moi en mode alarme. Je suis prête à accepter même si je résiste, résiste, résiste… la méditation me gagne. J’aime ma respiration quelle qu’elle soit, j’aime ces pauses rien qu’à moi, j’apprivoise, je m’apprivoise.

Le parcours sera encore sinueux car les débuts sont chaotiques pour que la pleine conscience soit installée comme un élément incontournable. Je m’accroche. Avec bienveillance évidemment !

Isabelle C.

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