Christophe andré

Prendre les sons pour ce qu’ils sont…

Ha! Christophe André! Cet homme là, je l’aime. Sa voix qui m’apaise. Ses méditations qui me guident. Ses ouvrages qui m’éclairent. Vraiment, avec lui, je ne suis jamais déçue.

Pourtant, je dois l’avouer, ô honte! il m’arrive de m’énerver après lui.

Un soir, j’ai fait tomber une bûche sur mon pied. Ho que j’ai eu mal! Courageusement, le lendemain, j’ai saisi l’occasion pour expérimenter la méditation du corps douloureux.

Voix de Christophe André: …je ne cherche pas à fuir les sensations de douleurs…

Ma petite voix intérieure: comment ça? mais moi je veux qu’elles disparaissent!

Voix de Christophe André: …leur donner de l’espace…

Ma petite voix intérieure: très drôle, la douleur a envahi tout mon corps, c’est suffisamment spacieux?

Oui, bon, d’accord, il avait prévenu dès l’introduction que si on était confronté à une très grosse douleur, le rendez-vous avec un médecin était plus judicieux qu’une séance de méditation. Ok pour la mauvaise foi.

Un autre jour, je m’installe dans ma chambre pour méditer. Il fait beau, j’ouvre donc la fenêtre pour profiter du soleil. Au même moment, un voisin met en marche sa bétonnière. C’est pas de chance, elle m’embête cette machine. Elle serait bien capable de faire échouer ma séance. Je me souviens alors de la méditation pour accueillir les sons que j’essaie d’appliquer. Qu’est-ce qu’il dit Christophe André? Ha oui: “on ne peut pas empêcher certains sons désagréables d’être là“. Pourtant, à cet instant, j’aurai juste envie d’aller chez le voisin avec une masse et de frapper sur la bétonnière. Il faudrait “les accueillir“. Tu parles! le bruit de la machine s’est imposé chez moi, je n’ai même pas eu le temps de l’accueillir. “Prendre les sons pour ce qu’ils sont“: c’est ce que je disais, un screugneugneu de bruit qui m’énerve et qui bousille ma méditation.

Parfois mon esprit ressemble à un feu d’artifice. Les pensées fusent dans tous les sens. Impossible de calmer l’agitation. C’est une totale anarchie. “Revenez sur le souffle. Une fois, dix fois, des centaines de fois”. Ces jours-là, j’ai l’impression de compter les moutons. A la différence qu’au bout il n’y a pas de sommeil, ça fait du bruit un feu d’artifice.

Et quand une pensée s’accroche, je n’ai pas toujours envie de l’observer, de l’accueillir, de lui laisser de l’espace. Non, j’aurai juste envie de la prendre par la peau des fesses et lui dire d’aller voir ailleurs si j’y suis.

Bon d’accord, ces jours-là je suis d’humeur bougonne, il faut que je râle. Certains ajouteront que je suis d’une totale mauvaise foi. C’est pas faux. M’enfin quand même…

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